Mont Banc, face nord

Avant leur départ au Pakistan, pour gravir le Gasherbrum II (8 035m), Mathieu Maynadier et Jérémy Rumebe sont allés tester le matériel et leur forme en face nord du mont Blanc, à skis.
Petit retour en images aériennes et premier test du drone à près de 4800m...

Retour de Turquie

De retour de Turquie, petit derushage des vidéos tournées avec Christophe Dumarest et Antoine Rolle dans les montagnes du massif de Dedegöl, en drone notamment.
Quelques secondes en guise de teaser, avant de raconter cette histoire d'escalade plus longuement... Montez le son !

Aventure québecoise

Retour de deux semaines de reportages avec Jeff Mercier sur les cascades de glace québécoises. Au prix de quelques belles marches, neige et blizzard au rendez-vous, mais aussi bivouacs et petit déjeuners glacés, un beau menu à déguster dans Montagnes magazine l'hiver prochain.

Reprise hivernale

Retour au froid, aux faces nord, à la glace, avec les outils pointus aux pieds et en mains. Dans une ambiance agitée...

Eléments. Grand Van, Taillefer, 2016.Snow and wind: the spindrift is a small avalanche of powder too modest to overthrow a man, but rather recurrent and insidious to break morale and blush the faces. Grand Van, Taillefer, 2016. Neige et vent : le spindrift est une petite avalanche de poudreuse trop modeste pour renverser un homme, mais assez récurrente et insidieuse pour casser le moral et rougir les visages. Grand Van, Taillefer, 2016.

Glace au Red Bull

Tous les trois ans a lieu le Red Bull Illume Photo Contest. C'est l'évènement pour tous les photographes "outdoor" et près de 36 000 photos ont été soumises lors cette édition 2016, issues de plus de 120 pays.
Cette année, une photo de cascade de glace en Norvège, sortie du disque dur en dernière minute, s'est retrouvée en demi-finale, dépassant toutes celles en qui je mettais mes espoirs. Comme quoi...

Simond

Simond est l'une des rares marques françaises de matériel de montagne qui continue à forger ses mousquetons au pied du Mont Blanc. Pour sa communication et sa promotion, nous sommes partis pour deux jours de photo au Trident du Tacul (3 639 m), avec les alpinistes Elodie Lecomte, Benjamin Guigonnet, Mathieu Détrie, et Damien Tomasi. Grand beau !

Parution dans Wider #29

La highline de 800m de long, photographiée à 3 600m d'altitude à Hailuogou, au Tibet en juin dernier, est dans Wider #29, daté Juillet-août 2016.

Working class heroes

Highline au Tibet

Cinq français en vadrouille à l'est du Tibet et des chinois surexcités pas la spectaculaire discipline, le tout à 3600m, dans un environnement de montagne exceptionnel, au pied du Gongga Shan (7556m). Bienvenue à Hai Luo Gou (province tibétaine autonome de Garzi, Sichuan / Chine).
Voir un premier écho du reportage en français sur le site du magazine Wider. Et une vidéo à venir...

Fin de soirée

Trop d'alcool de riz dans le sang ou de karaoké dans les oreilles ? Fin de soirée difficile pour le serveur lui-même à Moxi (province tibétaine autonome de Garzi, Sichuan /Chine).

Drôle de cirque à Argentière

Une interview manquée, un question-réponse effréné, le tout dans un décor grandiose sans jamais se prendre au sérieux.
À lire dans Montagnes Magazine #430 de juin 2016.

Festival photo de Montmélian

La jeune association Plein Format organise son premier festival de photographie dans la petite ville de Montmélian (Savoie), du 4 juin au 24 septembre prochain.

L'occasion d'exposer quelques photos presqu'à domicile, aux côtés d'une trentaine de photographes sur supports variés (bâches grand format, dibonds classiques, collages sur les murs de la ville, diaporamas sonores...).

L'actu du festival sur leur Facebook et le teaser des portfolios projetés par ici :

L'aventure c'est l'aventure ?

L'édito de Montagnes Magazine daté avril 2016.

Souhaitons d’emblée l’échec de cet édito, s’il tentait de mettre en cage la volatile aventure.

À coup sûr, fort heureusement, ces 3 500 signes se fracasseraient sur l’impossible définition. L’aventure. Ah ah ! A majuscule ou a minuscule ? Telle n’est pas la question. Bon nombre de motsconcepts, de mots-idées, de mots-fantasmes souffrent de capitales devenues trop lourdes pour leurs petites jambes à empattement. La grosse tête.

Liberté. Voyage. Engagement… Un complexe de supériorité fait vaciller les plus belles lettrines. Comment alors parler de l’aventure sans se risquer à la définition ? Le Larousse, lui, fait le job, a minima : « n.f. du latin adventura, choses qui doivent arriver. 1. Événement imprévu, surprenant. 2. Entreprise hasardeuse. » L’aventure serait donc à la fois quelque chose qui doit arriver mais surprenant à la fois. Pas clair. Sorti du dictionnaire, comment mettre en mots ce qui nous met en marche ? Le grand air comme préalable ? Proust et Pascal, qui n’étaient pas des manches, revendiquaient l’invention totale de leurs aventures littéraires assis entre quatre murs. Le risque alors ? Bien des pèlerins de tous poils vivent pourtant leur grande aventure sur les chemins aseptisés de Compostelle. L’engagement et la durée ? La plupart des montagnards reprennent leur souffle dans des virées de proximité, avec retour à l’heure de l’apéro, quand quelques-uns suspendent un peu plus le temps par une nuit en cabane ou refuge, sans prétentions. On bute.
Il y a quelques mois, un article en ligne eut de l’écho dans le petit monde autoproclamé des aventuriers. Intitulé « Les petits faussaires de l’aventure », son auteur, Patrick Filleux, révélait les dérives d’une expédition antarctique menée par un couple français (guide et ravitaillements dissimulés, traversée qui n’était qu’un aller-retour…). Outre le mensonge par omission, cette expédition est symptomatique du besoin actuel de justification, le plus souvent chiffré. «2045 kilo mètres en 74 jours par -50 °C», annonce le livre. Le chiffre, ce degré zéro de l’imagination. Pire : il justifierait tout et n’importe quoi. Levi-Strauss ne disait pas autre chose dans les premières pages de Tristes tropiques : « C’est un métier maintenant d’être explorateur […] métier qui consiste […]à parcourir un nombre élevé de kilomètres et à rassembler des projections fixes ou animées, grâce à quoi on remplira une salle […]d’une foule d’auditeurs auxquels des platitudes et des banalités sembleront miraculeusement transmutées en révélations, pour la seule raison […]que leur auteur les aura sanctifiées par un parcours de vingt mille kilomètres.» On est en 1955. On en revient à notre échec annoncé. Quel dénominateur commun à tout ça ?
Peut-être faut-il l’envisager de la même manière qu’un article de journal. Partir à l’aventure ne serait ni plus ni moins que l’acte de porter un regard, sans prétendre tout dire. Un angle, comme on dit dans le jargon journalistique. Un point de vue. Sans limite ni seuil de temps ou d’espace. Juste celle de l’imagination et de la créativité. En regardant l’arc alpin sur une carte, Berhault voyait une ligne. Comme lorsqu’il regardait une face nord, conscient que bien d’autres lignes côtoyaient celle qu’il imaginait sur le moment, que d’autres aventures étaient imaginables, parfois juste à côté. Il semblerait qu’« aventures » soit invariable et prenne un « s ». On avance…

#fauxlover

L'édito de Montagnes Magazine, daté mai 2016.

#pub Il y a peu, une municipalité écologiste annonçait la désinstallation prochaine des panneaux publicitaires dans le centre-ville. Et la communauté des @grenoblois et autres montagnards sympathisants de leurs voisins des villes, d’applaudir à l’annonce du grand nettoyage. On allait enfin dégager le paysage urbain de ses verrues commerciales, de la réclame déjà trop présente dans notre quotidien, de ces panneaux qui font de nous des produits de consommation. Enfin, on allait pouvoir retrouver un peu de sérénité en ville, à l’image de la montagne… Cette publicité que l’on abhorre déjà à la radio ou à la télé, que l’on conteste même parfois dans son magazine de montagne préféré, est presque unanimement dénigrée.

#suivezmoi Pourtant, dans cet autre paysage qu’est celui du virtuel, sur les réseaux sociaux en premier lieu, les belles photos de montagne et autres récits d’ascension qui se suffiraient à euxmêmes, débordent de marques hashtaggées, dégobillées en une liste que Prévert lui-même n’aurait pas digérée. Qu’il s’agisse de p’tits jeunes qui en veulent, un peu naïfs, passe encore. Quand il s’agit d’athlètes sponsorisés, on peut encore comprendre l’obligation de visibilité, même si @Will Gadd la relativise aussi, dans son humeur page 14 :«Le nombre de followers est directement égal à ta valeur pour un potentiel sponsor. Pour eux, la présence sur les médias sociaux n’est plus faite pour raconter la performance, c’est la performance elle-même. » Croyez-en l’expérience du vieil ours canadien, lui-même sponsorisé par le célèbre @taureau rouge depuis près de vingt ans…

#mastuvu Mettre en avant ses qualités et ses exploits sur un blog, se choisir une photo de profil Facebook valorisante, publier régulièrement sur Instagram pour occuper l’espace, punaiser tous azimuts ses goûts sur Pinterest pour montrer l’étendue de sa culture. Soit, c’est de bonne guerre. Personnal branding oblige (« marketisation personnelle »). Mais endosser volontairement et même avec zèle, le costume d’homme-sandwich alors même que l’on a la chance de pratiquer la montagne pour soi, loin des contraintes de sponsors, cela prête à sourire. Et quand par-dessus tout l’hommesandwich en question a un job et ne connaît pas la crise, ce serait presque à pleurer, à l’heure toujours plus fatidique de la montagne comme espace de #liberté. La vraie #question est finalement : en quoi l’adoubement par un #like soi-disant haut placé (marque, athlète…) est-il plus légitime ou a-t-il plus de valeur que l’appréciation du public, des « amis », des lecteurs, voire de tonton @Marcel ? Ah oui, le premier peut rapporter gros. Bon sang, mais c’est bien sûr. 
Wannabee de tous les pays, brandez-vous ! 

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